Manifeste sur l’hymne de nos voix
L'hymne national de nos voix.
Ma langue est charnue et goûteuse,
Généreuse et amoureuse des hiéroglyphes gaulois.
Elle dessine l'histoire au fond de nos palais,
Raconte les forêts, les mythes oubliés,
Et fait vibrer l'écho d'un peuple de secrets.
Elle a le goût de papillonner en excellence
Dans tous les domaines,
Car elle vient du plus profond de nos racines gauloises,
Transportée du latin parlé ou vulgaire
Au latin écrit par les mots des poètes... Cicéron, Virgile.
Ma langue est romane, puis royale, et juridique,
Administrative, merci à l'ordonnance de Villers-Cotterêts.
Et grâce à Paris, Ville Lumière, Qui diffuse dans le monde le français moderne.
La France a son histoire, notre langue aussi.
Racine déterre quelques mots pour bâtir un empire.
Puis son apogée arrive avec Victor, Hu... et Go !
Et voici les poètes maudits, Secouant les idées dérangeantes,
Les remisant au placard de l'oubli... Dieu merci, partiel.
Ma langue est belle et mérite le respect.
Son plus beau cadeau est l'écriture sous la plume,
L'encre et le papier par ces génies du verbe,
Artisans de la lettre, du vers, et de l'alexandrin...
Qui peut être lu, parlé ou chanté.
Je ne peux chanter la langue, le rythme et le verbe
Sans faire entrer mon Maître, le grand Claude,
Le funambule des mots ! Celui qui a précisément marié la noblesse du français
Avec le swing, le jazz, et la sève du Sud.
Merci d'avoir apporté à l'histoire de notre parler chanté
La lumière de la curiosité... Pour aller au bout du mot,
Une matière vivante, charnelle, historique et furieusement libre..
/image%2F7261961%2F20260803%2Fob_6ba3db_images.jpg)